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12 années d'errance à rechercher l'amour à l'extérieur de moi, partout où il n'est pas

Ecrire un témoignage n'est pas chose aisée, surtout quand on ne semble même pas être témoin actif de sa propre vie, mais simple spectateur.

Spectatrice de ma vie, je l'ai longtemps été. Je l'ai été pendant les 17 premières années de vie, ballottée entre un cuisant rejet se manifestant par une violence intrafamiliale intense et une succession de manques d'amour. Je l'ai été face à la dérive de charité et d'espérance entre mes proches, avec mes proches et avec Dieu, alors même que ma famille se voulait fervente pratiquante. Je l'ai été, quand j'assistais impuissante à un soulèvement de mes aînés face à ce qui semblait être une profonde hypocrisie religieuse tant la notion d'amour et de charité brillait par son absence au sein du foyer familiale. Ce vent de révolte ne visait malheureusement pas que mes parents, il visait également Dieu lui-même et la raison était simple : s'il nous aimait, comment pouvait-il permettre de telles situations. Je voulais bien croire qu'il s'agisse là d'un exercice de foi mais dans mon esprit d'enfant puis d'adolescente, il y avait là comme une dissonance, une fracture dans le discours religieux. De fait, je brillais devant Dieu par mon inconstance, croyant en son amour pour