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"Covid-19 ou Grippe Virulente ? J'ai décidé d'associer mes douleurs aux Saintes Plaies de Jésus"

Bonjour Frères et Soeurs en Christ, ou tout simplement vous, chers lecteurs.

Je m'appelle Myléna, j'ai 36 ans et en mars dernier, j'ai fait l'expérience d'associer mes souffrances aux Saintes Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ afin qu'à travers la maladie, il me permette de retourner à Lui et de prier pour tous les malades qui souffrent dans leur corps, mais surtout dans leur âme.


Nous sommes le jeudi 05 mars et à mon réveil j'ai les premiers symptômes de la grippe. Forte fièvre, courbatures, gorge légèrement en feu.

48H auparavant, mon père que je ne n'avais jamais vu véritablement malade, était couché sur son lit. Le jeudi, ce fut mon tour. En dépit des douleurs, je décide d'aller travailler car je venais d'avoir un contrat de travail, (il n'était pas question pour moi de déposer après trois semaines de boulot un arrêt de travail). Mais vers 12h mon corps a commencé à se raidir, marchant comme un robot dans les couloirs de l'entreprise, j'ai tenu jusqu'à 15h. J'ai dû rentrer. Je sentais en mon fort intérieur que cette grippe n'était pas comme les autres. Le soir en faisant ma prière, j'ai dit au Seigneur que j'accueillais chaque maux et tout ce qui était en moi et causait des douleurs insupportables, je les lui offrais. Je souhaitais qu'en retour, par ces douleurs, obtenir la conversion de mon cœur, me tourner encore plus vers Lui. J'avais lu et entendu de nombreuses histoires avec des Saints qui au-delà de leur maladie physique se tournaient et offraient tout à Dieu (la Petite Thérèse, Marthe Robin entre autre) et je voulais faire de même.


Ce qu'il faut savoir aussi, c'est que durant tout le mois de Février je me suis engagée à prier Notre Dame de Lourdes pour tous les malades : physiques et spirituels. Chaque jour une dizaine, rien que pour eux. Pourquoi les maladies spirituelles ? Parce-qu'elles sont nombreuses et nous les connaissons si peu en pensant qu'elles font partie intégrantes de notre caractère et personnalité. Pour ma part, ce fut le rejet et la dépression. En découvrant cela et les conséquences sur ma vie, sur mes relations, ma première réaction a été : "mais pourquoi moi ? Mais qu'est ce que j'ai encore fait au Bon Dieu ? Quelle est la souche ? Je ne peux pas être bien pour une fois?".

Par la suite, j'ai redoublé de prière, jeûné mais surtout écouté de nombreux enseignements pour savoir comment combattre, mais avec Jésus pour qu'Il m'en délivre.


Le 02 mars, j'apprends le cancer d'un proche et le jeudi, la grippe s'abat sur moi. Moi qui avais prévu d'arrêter de prier pour les malades fin février, c'est tout naturellement que j'ai opté de continuer à prier. En dépit de la souffrance et de mon corps devenu raide et douloureux, j'ai commencé à déclarer ma guérison : Les douleurs ont commencé un jeudi et étant en Carême j'ai dit alors au Seigneur : "Dimanche, je vivrai ma résurrection, passes dans mes vallées de l'ombre de la mort, dans mes tombeaux, je m'offre à toi telle que je suis". J'ai continué à prier le vendredi et dès que j'entendais quelque chose ou lisais une intention : je l'offrais à Dieu. Je n'ai pas cessé de prier, j'ai persévéré. Le samedi (veille de la Résurrection), je remarque une nette amélioration. Je peux marcher sans problème, continuer à prendre des tisanes, je danse même sur la louange de Radio Saint-Louis et rends grâce à Dieu pour ces premières améliorations.


Mais dans ce pseudo rétablissement, l'après-midi une légère rafale de vent me fait rechuter. Imprudence. Dans la nuit du samedi au dimanche, je souffre. Ma respiration est attaquée. Ce souffle si précieux, je sens qu'il défaille, pire, qu'il désire me laisser. Le dimanche soir, j'ai une très forte quinte de toux et je me bats pour ma respiration, pour qu'elle reste en moi. -Ayant fait des crises d'asthme dans mon enfance j'avais oublié ce que c'était-. Même la Ventoline n'avait aucun effet. Mon compagnon, totalement impuissant face à la situation m'a pourtant posé une question dans la plus grande des paisibilités : "Veux-tu vivre ?" Alors je le regarde et je lui dis « oui, le Seigneur est le Chemin, la Vérité et la Vie, comment il en pourrait être autrement pour moi ». Il me dit : "Tu n'as pas répondu, veux-tu vivre ?" Et sciemment, je lui mens, en lui répondant "oui". Car à cet instant précis, je ne regardais plus à associer mes douleurs aux Saintes Plaies du Christ : je souffrais, c'était dur et je voulais en finir. J'avais en réalité marre de me battre pour le travail, une vie normale, la possibilité d'épargner, de profiter de la vie, de voyager. Pourtant, tout cela était important pour moi, et je devais continuellement me battre, j'étais épuisée. A ce moment précis, je suis avec ma pauvre vision : l'échec personnifié.


Me retrouvant seule, je crie à Dieu encore, mais dans la douleur et les larmes, dans la faiblesse. "Seigneur, je suis désolée d'être constamment dans la plainte. Je te demande pardon de t'avoir offensé au travers de ce dénigrement. Je sais que tu m'aimes, que tu me façonnes, que tu me restaures chaque jour. Tu as pour moi un projet de bonheur parsemé de bénédictions. Je te rends grâce Ô Père Eternel car tu prends soin de moi à chaque étape de ma vie. Je prends la ferme décision d'arrêter de cracher sur les biens que tu me donnes dans ta pleine miséricorde. Je te rends grâce pour ce travail que tu me donnes et qui me permettra d'épargner pour mon projet professionnel ; je te rends grâce pour le don de vie ; merci pour mon compagnon et les projets que nous avons à cœur de réaliser ; et enfin, tu as mis dans mon cœur un projet extraordinaire pour Ta Gloire et ton peuple. Je te le dis, je refuse de partir de ce monde sans l'avoir réalisé. Il en est hors de question dans le Nom Puissant de Jésus-Christ ».


Après cette déclaration, je me suis endormie mais cette nuit fut comme les précédentes : de très courte durée (essoufflement et toux principalement).

Du lundi au mercredi, certes, je pouvais remarcher sans avoir une démarche de robot, j'allais de mieux en mieux, mais extinction de voix (rires). Sérieusement ! Je rendais encore plus grâce à Dieu. En fin de semaine, ma santé fut rétablie intégralement. Plus aucune séquelle. Alors, oui j'ai baissé les bras à un moment précis, et ce fut quand mon regard ne fut plus fixé sur le Christ. Quand je me suis regardée, quand j'ai eu cette vision sur ma vie, le combat fut plus rude, car il n'y avait aucune Miséricorde mais que de l'enfoncement, de l'aigreur.


Je retiens principalement de cette expérience que :

- Dieu n'a pas retiré la maladie mais il m'a permis de tourner mon regard vers lui et de vivre ses douleurs dans une plus grande paix et sérénité ;

- Les douleurs physiques, quand elles sont associées aux douleurs du Christ, elles deviennent plus « suaves » au risque d'en choquer certains, car le regard n'est pas fixé sur la maladie mais sur Jésus qui connaît et a vécu dans son être les pires douleurs alors qu'il est le Verbe fait Chair.

- Je n'en ressors que plus grandie de cette expérience et je rends grâce à Dieu d'être quotidiennement à mes côtés, par sa Miséricorde et sa Fidélité.


Aujourd'hui, je continue à prier pour les malades mais aussi et particulièrement durant le mois d'avril, pour toutes les âmes qui sont retournées à Dieu, surtout celles happées par le Covid-19. Face au déclin de leur vie, ont elles pu faire un acte de contrition ? accorder un pardon sincère dans leur coeur ? J'ai prié pour celles qui ne croient pas en Dieu, parce-que je me demandais : comment seront-elles face à leur Créateur ? Et celles qui sont toujours dans un refus ? J'ai prié pour celles qui ont peut être le coeur endurci ou qui ont manqué de charité. Enfin, autant de questions dont je n'aurai pas les réponses mais le plus important c'est de prier pour ces âmes qui partent et pour toutes celles au Purgatoire. Et aussi de rendre grâce à Dieu, pour tout ce personnel soignant, tous ceux qui sont dans le milieu hospitalier quelque soit le corps de métier, tous ceux qui à travers cette épreuve si douloureuse, vivront une véritable conversion. Il y aura un avant mais aussi un après. Tenons nos lampes allumées dans la Foi.


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