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"Je ne ressentais plus l’envie de me suicider."

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, je vais vous témoigner de l’Amour de Dieu pour nous les Hommes.

Et oui, malgré nos péchés et nos infidélités, Dieu dans sa grande Miséricorde veut que tous les humains soient sauvés et parviennent à la connaissance de la Vérité. 1 Tm 2, 4.

Je vous dis cela le cœur plein de reconnaissance car encore un peu je tombais dans le piège du diable et aurais pu ne pas être là pour témoigner aujourd’hui.


Je voyais souvent les bateaux de croisière dans le port quand je passais en voiture.

Et je m’étais promise de faire une croisière un jour avec mon fils. Quand ? Je ne savais pas… Ne voilà-t-il pas qu’un jour mon rêve se réalise.

La Communauté Vie et Partage organise une croisière d’évangélisation en Janvier 2020.

Wouah… je me suis inscrite sans tarder, passer des vacances tout en restant connectée au Seigneur que demander de plus. En effet, le matin nous participions au chapelet / témoignage / enseignement et eucharistie, et l’après-midi c’était quartier libre.

J’avais tout pour être heureuse, et profiter à fond du séjour pour me relaxer, moi qui désirais tant voyager.

Eh bien, non! Mon cœur et mon esprit étaient plongés dans une profonde tristesse dans laquelle je n’arrivais pas à sortir. A cette époque, du moins quelques jours avant l’embarquement, je venais de vivre une rupture amoureuse. L’ homme en question se trouvait également sur le bateau. Ce qui ne facilitait pas les choses.


A peine embarquée, le Malin a pris le contrôle de mes pensées, en me disant : « Oooh ! ça fait mal de se séparer sur un bateau de croisière ! » Toutes ces pensées me tourmentaient.

Cela me rendait triste de voir mon ancien compagnon à proximité et de ne pas profiter du séjour avec lui. Plus les jours passaient, plus je sombrais, je perdais ma joie, et les ténèbres m’envahissaient. Je m’étais beaucoup isolée du groupe, et ma relation avec mon fils se dégradait. D’ailleurs, j’étais souvent en colère contre lui. - le pauvre, il n’y était pour rien.

Je ne souhaitais plus profiter de la croisière et cette pensée sombre m’a traversée l’esprit : « Monte au 12e étage et saute du pont, tu ne souffriras plus ! »

Arrivée au 12e étage, je m’approche de la balustrade en larmes et j’entends une voix qui me dit : « Mais si tu sautes, tu iras où ? Tu ne t’es pas encore confessée ! »

Alors je décide de me rendre au 4e étage, pensant que c’était moins haut.

Arrivée au 4e étage, toujours en larmes, je me pose la question suivante : « Je saute ou je ne saute pas ? » - Bizarre de se poser cela comme question...


Je vais tout de même m’asseoir sur le banc et me laisse un temps de réflexion.

D’un coup, je vois trois femmes alcoolisées s’approcher de moi en me demandant :

« Hablas espagnol ? », d’un air agacé, je réponds : « Non, French » - je me demande d’ailleurs pourquoi j’ai répondu en anglais...

Elles sont restées auprès de moi, alors que j’étais assise sur le banc, une à ma droite, une autre à ma gauche et la troisième en face de moi. Elles se sont mises à fumer en me regardant. Je ne supporte pas qu’on fume auprès de moi, cela m’a incité à regagner ma chambre rapidement.

Après relecture, je me suis rendue compte que c’était le Seigneur qui m’avait empêché de faire cet acte en envoyant des anges sous l’aspect de ces femmes . (Ex 23,20 : "Voici, j’envoie un ange devant toi, pour te protéger en chemin").


Suite à cette expérience, j’ai parlé de ce que je vivais à l’un des membres du noyau de la communauté afin qu’ils me portent en prière. En effet, ces pensées suicidaires avaient ouvert la porte à un esprit de mort dans ma vie. J’ai eu la grâce d’avoir le sacrement de réconciliation (la confession) sur le bateau.

J’ai continué, enfin j’ai lutté pour continuer la croisière dans la paix. Mais cette pensée suicidaire m’est revenue alors que je dormais en pleine nuit.

Je me suis mise à prier le chapelet. Je pleurais, pas trop fort, car je partageais la chambre avec une amie. A cet instant, je me mets à supplier la Sainte Vierge de m’empêcher de passer à l’acte. Et là, d’un coup, mon fils sort de son lit, vient vers moi et me dit : « Pardon Maman ! » et il me sert fort dans ses bras et retourne se coucher comme si de rien n’était.

Cet acte d’amour et de miséricorde ne pouvait descendre que du ciel.

Je ne ressentais plus l’envie de me suicider, une paix m’a enveloppée et je me suis endormie.


Tout cela a été très éprouvant mais Dieu ne permet pas que nous soyons éprouvés pas au-delà de nos forces. A travers cette épreuve, j’ai pris conscience que je suis précieuse, nous sommes précieux à ses yeux. Aujourd’hui, je rends grâce à Dieu car je suis en vie, avec pour seul objectif faire sa volonté dans le but de la vie éternelle.

Maintenant, je me tourne vers ceux et celles qui ont des pensées suicidaires : quelle que soit l’épreuve que tu traverses en ce moment, ton Père qui est dans les Cieux te dit personnellement : « Ne crains pas, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Tu as du prix à mes yeux et je t’aime. » Is 43,1 – 4


Dieu vous bénisse.


P.




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