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"La Miséricorde Gagne Toujours !"

Je m'appelle Ingrid, j'ai vingt huit ans. Dans ce premier post, je résume en quelques lignes, la rencontre qui a bouleversé ma vie entière et qui a fait de moi une nouvelle créature : l'expérience avec Jésus, Océan infini de Miséricorde.


Née dans une famille chrétienne catholique, j'ai toujours cru en Dieu. Il était mon "meilleur ami" et je lui parlais souvent parce-qu'à l'époque c'était une évidence qui n'avait pas besoin d'être prouvée : Dieu existait! J'étais une enfant plutôt joyeuse et souriante, espiègle et taquine, créative et enthousiaste. Ma famille et notre entourage m'ont donné beaucoup d'amour. En fait, tout semblait aller pour le mieux, dans le meilleur des mondes.


Pourtant, les années sont passées et quand on me regardait, je souriais encore, mais au fond de moi, c'était un vrai lac. Un lac de désespoir et de découragement, de peine et de questionnements. Je devenais triste, mal à l'aise, timide à l'excès, renfermée, sombre, à l'intérieur. Il y avait quelque chose qui voulait m'éteindre et qui l'a fait. Je ne pensais pas avoir ma place dans ce monde, me sentant rejetée, seule, incomprise. Je me suis dès lors, réfugiée dans le chant qui était aussi ma prière, dans l'écriture et le dessin. Mais cette douleur et ce malaise se faisaient grandissants. Plus j'avançais, plus je m'engouffrais. Puis, j'ai souhaité être comme quelques personnes que je voyais, -ils avaient l'air si joyeux. Qu'est-ce qui semblait les rendre heureux ? Je ne savais pas, mais supposais en mon cœur. Était-ce le fait d'avoir un(e) amoureux(se) dans leur vie, de s'habiller de manière affriolante, d'aller en boîte de nuit, d'aimer le goût du risque,... que savais-je ? Étaient-ils vraiment heureux? Ou était-ce une façade?


Je me suis donc lancée sur cette voie. J'ai eu un premier amour et alors que je souhaitais me préserver pour le mariage, alors que j'aimais Jésus, alors qu'au fond de moi, j'avais comme une impression de faire une erreur, je me suis donnée à cet amour de jeunesse. Je m'en suis voulu mais je croyais que c'était ce que j'avais à faire. Je ne savais pas que c'était un péché, en dépit de cette impression qu'il y avait dans mon cœur. Le temps a passé et nous nous sommes séparés. J'ai été en boîte de nuit, j'ai consommé de l'alcool pour me faire du tort, j'ai voulu en finir avec ma vie également et quelle vie? Elle n'avait plus de sens, en avait-elle eu un au préalable?

Je me détruisais à petit feu. J'ai eu des expériences désobligeantes. Je devenais une personne en façade et j'en étais une autre à l'intérieur, brisée.

Ma façon de m'habiller a changé également. Celle qui était plutôt sans style particulier, arborait dès lors un style affriolant. Je ne m'en rendais pas compte. Je ne me rendais compte de rien en fait. Je vivais et je suivais ce que je voyais. Je souhaitais plaire, m'amuser et sortir de ce gouffre dans lequel j'étais.


Or, alors que je ne me sentais toujours ni heureuse, ni comblée. Alors que les jours passaient et se ressemblaient. Alors qu'ils étaient sans goût aucun, sans saveur, j'ai regardé à Dieu et j'ai dit : "Jésus, j'ai confiance en toi, sauve-moi s'il te plaît". Je voulais qu'il me sauve parce-que j'avais tout fait pour essayer d'être heureuse au sens du monde, de ce que je voyais autour de moi ou à la télé par exemple. Je pensais qu'il fallait devenir populaire, s'habiller de manière affriolante, qu'il fallait avoir un copain et danser d'une façon inappropriée, sortir en boîte, vivre une vie de nuit. Je croyais plein de choses et j'ai fait ces choses en pensant qu'elles m'auraient satisfaites. Je voulais juste être heureuse. Au fond de moi, j'étais sûre que j'avais un appel à être heureuse, mais je ne savais où aller, ni comment faire, ni quoi faire... J'étais perdue et j'ai gardé ma souffrance et mes questionnements pour moi, pour Dieu. Personne ne s'imaginait mon cri intérieur. Dieu lui savait, Il savait tout. Il ne m'a jamais abandonné, même dans mes choix les moins sages. J'ai conscience aujourd'hui que, dans sa miséricorde, Il a toujours veillé sur moi. En dépit de toutes ces péripéties et par amour pour mon Ami d'enfance, Jésus, je continuais à me rendre à l'Eglise le dimanche.


Et, il y a eu cette fois où, après une messe, j'ai eu dans le cœur ces mots : "tu es dans le monde, mais tu n'es pas de ce monde". Ce qui est paradoxal est que, je ne comprenais rien à ces mots mais en même temps c'était comme une évidence. J'ai voulu tout quitter, sans chercher à comprendre pourquoi et donner ma vie à Jésus en devenant religieuse. J'en ai parlé à un prêtre qui m'a conseillé d'en parler à une sœur justement. Puis cette religieuse m'a proposé, de faire une 'retraite spirituelle' dans un Foyer de Charité afin de prendre du recul. Je n'avais pas idée de ce que pouvait être une retraite spirituelle, encore moins un Foyer de Charité, mais j'ai dit "oui". Je me suis inscrite avec l'étincelle de foi qui brûlait encore en moi. C'est ainsi qu'une aventure de trois jours a changé tout une vie.


Arrivée au Foyer, j'y ai vécu des choses extraordinaires, -dont j'aurai l'occasion de témoigner dans un autre article-. C'est là-bas, que j'ai rencontré Jésus. C'est là-bas que j'ai fait l'expérience de l'Amour Infiniment Grand, Infiniment Incomparable : la Miséricorde de Dieu. En effet, lors de cette retraite spirituelle, un missionnaire nommé Richard B. était venu témoigner avec son épouse de Jésus Miséricordieux. -Richard est anglophone et il parle français couramment. Je rêvais qu'un jour je puisse moi aussi parler une langue étrangère couramment et témoigner au-delà des océans comme son épouse et lui. Ce qui s’avérait n'être qu'une pensée se verra être une prière exaucée plus tard-.


J'avais entendu parler de cette Miséricorde, notamment à travers une image de Jésus où il était écrit que son cœur était un vase contenant les fleuves d'eau vive où on pouvait venir puiser afin d'être pardonné. Mais je ne saisissais pas ces paroles. Elles me dépassaient. Or, quand le missionnaire en a parlé, c'était comme si des graines étaient semées en mon cœur et que tout renaissait en moi. Il répétait souvent en anglais "Mercy Wins", la Miséricorde Gagne. Et je recevais cette Miséricorde qui gagnait. Elle gagnait contre mes péchés, péchés que je voyais désormais. Il y a eu cette conviction sur ce qui était à faire et à ne pas faire. Le voile qu'il y avait sur mes yeux était tombé.


Cette Miséricorde me transformait. Elle me nourrissait et me relevait, tout en me montrant la Vérité, le Chemin. Et je buvais cette eau vive, j'avais soif d'amour, soif de bonheur, soif de vie, soif et personne ne pouvait me combler jusque là mais cet Amour que je recevais, me remplissait, et me comblait. Il y avait aussi comme un souffle nouveau qui entrait en moi, la lumière et la joie, une Joie. Et les larmes qui coulaient... Je criais de douleur, je criais pour tout ce que j'avais souffert. Je criais pour tout ce que j'avais gardé en mon for intérieur. Je libérais ces ombres en moi. Et la paix, une Paix, envahit mon cœur... A travers les chants, le silence, les enseignements, l'Eucharistie, la communion des frères et sœurs autour de moi, à travers la nature, la nourriture, la nuit et le jour, je recevais tout, car Dieu me faisait Miséricorde. Il prenait dans son Coeur ma misère et je recevais son Amour. Je pardonnais aussi, aux autres et à moi-même. Je commençais seulement à m'aimer telle que j'étais et mon prochain aussi, car Dieu m'aimait d'un Amour Extraordinaire quoi que j'avais pu dire, faire ou penser. C'était la meilleure nouvelle de toute ma Vie. Et cette nouvelle a pris son sens en tout mon être : en mon corps, en mon âme, en mon esprit.


Aussi, les ombres qui m'encerclaient ont fait place à Son Ineffable Lumière. Je commençais à rayonner, à être moi et non plus la copie de quelqu'un, ou une personne en façade et une autre à l'intérieur. Je chantais, et je dansais, non plus pour attirer l'attention sur moi comme en boîte de nuit, mais parce-que la Vie jaillissait de moi. J'étais enfin heureuse, Jésus pouvait me donner la grâce de vivre et d'être heureuse malgré les temps difficiles en ce bas monde. Jésus-Christ pouvait tout tout tout me pardonner et Il m'aimait! Il n'aimait pas le péché mais Il aimait sa créature : mon péché n'était qu'une goutte d'eau dans son Cœur Brisé et Sacré, Océan Infini de Miséricorde.


Ce pardon reçu, je reconnaissais que j'étais une enfant de Dieu appelée à la liberté, appelée à rechercher le Royaume des Cieux, désirant séjourner dans la Vie éternelle avec son Dieu et ses saints. J'étais sa créature avec des faiblesses et des défauts mais aussi des qualités et des talents. A la suite de cette retraite tout a changé, j'ai pris conscience lors d'une confession que si je choisissais d'être chrétienne et de marcher avec Jésus, il y avait des choix que je devais faire et des renoncements : il me fallait choisir de vivre selon la Parole de Dieu et renoncer au péché (Romains 6,22-23). Ainsi, dans la Bible, j'ai découvert toutes les réponses à mes questions (qu'est-ce qu'un péché, quels sont les commandements du Seigneur, ce qui Lui plaît, ce qui lui est agréable, comment être toujours joyeux, quel est le vrai bonheur, la vrai joie, où se trouve notre espérance en tant que chrétien, comment surmonter les épreuves, résister aux tentations, guérir, pardonner...). Depuis lors, je suis devenue une nouvelle créature, je suis née de nouveau (2 Corinthiens 5, 17), inspirée, heureuse, pleine de vie.


J'ai aussi découvert que Dieu avait des projets pour moi en Jérémie 29,11 et que j'avais une mission sur la terre, moi qui me cherchais... Il m'a donné au delà de ce que je pouvais penser ou imaginer. Grâce à Lui, j'ai rencontré mon mari, et j'ai trouvé un travail. Je suis également co-fondatrice d'une entreprise de rénovation avec mon époux. Aussi, je parle couramment anglais afin de communiquer avec ce dernier et j'apprends le polonais sa langue d'origine. Par ailleurs, afin de continuer à propager cette Bonne Nouvelle qui a changé ma vie, Dieu m'a donné la grâce d'être auteur, chanteuse et compositeur de musique chrétienne, de peindre et de témoigner par ce biais et sur Youtube.


En un mot, j'étais perdue et Jésus m'a retrouvé et en trouvant Jésus, je me suis trouvée. Je n'étais pas le fruit du hasard, mais j'étais comme chacun sur Terre, la réponse à une prière.



La miséricorde gagne toujours

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