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Une nouvelle créature

"Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle (…)" 1Corinthiens 5, 17)


Salut à tous,


Pour la suite de mon témoignage, j’ai vraiment à cœur de parler de ce que Dieu a fait pour moi depuis qu’il est venu changer ma vie. Oui, je suis devenue « une nouvelle créature » par sa grâce et je lui rends vraiment gloire et louange. Alors, je tiens à préciser d’emblée que « nouvelle créature » ne signifie pas être une chrétienne parfaite, qui ne commet plus de péchés et est devenue un « pain doux » comme on dit chez moi en Martinique (le pain doux étant un gâteau très moelleux… et très bon ! »)

Qu’est-ce qui a tant changé dans ma vie ? En quoi suis-je une personne nouvelle ? Qu’est-ce qu’il y a de si beau, de si fabuleux de vivre une nouvelle vie avec le Christ ? Eh bien pour commencer, le fait de se sentir vivre à nouveau. Dans l’un de mes précédents articles, je vous parlais de la sensation que j’avais d’étouffer dans ma vie, dans tout ce que j’étais. Aujourd’hui, Dieu me donne la grâce de vivre sans ce poids qui m’étouffait, sans les fardeaux du passé, sans la honte et la culpabilité qui allaient avec.

Car en effet, je vivais ma vie comme un échec : célibataire, au chômage, sans objectif, perdue dans cette vie. Je pensais que je ne valais vraiment rien, vu qu’aucune relation ne fonctionnait, et que je ne trouvais pas de travail, d’ailleurs je ne savais même plus ce que je voulais faire de ma vie.


Lorsque je fis cette rencontre avec Dieu, je lui demandai de me rendre heureuse, sans toutes « ces choses – là » : un chéri, du travail, etc. Je lui ai dit « Seigneur je te demande de rendre mon célibat fécond ! » « Seigneur je veux apprendre à être heureuse rien qu’avec toi, que tu sois TOUT pour moi ». Je lui dis encore « Que mon bonheur ne dépende pas d’un homme et de ses humeurs mais de toi Mon Dieu, car si demain tu me donnes un mari, puis qu’il décède, alors quoi ? Je ne pourrai plus respirer ? Je ne pourrai plus vivre ? Non, que je sois une femme de prière, une femme heureuse avec toi pour premier époux et puis le reste on verra selon ta volonté ». « Que ta volonté soit faite et surtout pas la mienne ».


Dieu m’exauça. Après le pèlerinage à Medjugorje de 2017, il me permit de faire une retraite de jeûne alimentaire, où j’appris à faire silence et à entendre sa voix. Puis l’année 2018 fut particulièrement riche en grâces. Elles ont été si nombreuses que je dois me restreindre à quelques-unes pour que cet article ne soit pas trop long.

Durant cette année-là, Dieu m’accorda la grâce immense d’aller chez celui qui m’avait agressé sexuellement quand j’étais petite pour lui accorder mon pardon. C’était la réponse à l’une de mes prières, que de recevoir cette grâce de le voir en face et lui donner mon pardon. Ensuite, mon cher Papa d’Amour (je parle de Dieu) me fit cet immense cadeau que de pouvoir partir à nouveau en pèlerinage à Medjugorje, cette fois-ci avec ma maman. Ce n’était pas le Festival des Jeunes mais un pèlerinage avec la communauté Vie et Partage (de Martinique). Durant ce pèlerinage, Dieu est venu changer, voire renouveler ma relation avec ma mère. Il m’a montré que j’avais beaucoup souffert de son absence quand j’étais petite et qu’au fond de moi j’avais une forme de colère envers elle.


En effet, elle était une mère seule et travaillait beaucoup pour subvenir à nos besoins. Par conséquent je ne l’ai pas beaucoup vue quand j’étais petite. Nous n’avons pas eu de moments de qualité mère-fille, je n’avais pas le souvenir d’avoir partagé des moments précieux avec ma mère où elle m’accordait du temps. D’ailleurs… elle n’avait jamais le temps. Comme pour compenser ce manque relationnel, elle m’achetait plein de livres car j’aimais cela, elle me donnait toujours plein de choses. Mais j’avais besoin d’autre chose. La petite fille que j’étais voulait tout simplement que quelqu’un lui accorde du temps et de l’importance. Mon père ne vivait pas avec nous. Je le voyais régulièrement certes, mais cela ne pouvait pas combler mon rêve de voir mes parents sous un même toit… telle une vraie famille.


Je portais donc en moi cette souffrance depuis toutes ces années. Un profond sentiment de solitude, d’autant plus que j’étais fille unique du côté de ma mère. Dieu a donc permis que nous puissions aborder ce sujet. Il permit surtout que j’en parle à ma mère sans colère, sans animosité mais avec calme et sincérité. Elle me demanda pardon car elle n’avait pas réalisé que j’avais vécu la situation ainsi. Pour elle, elle avait fait de son mieux, et ce qui me toucha c’est lorsqu’elle me dit dans les larmes « Je te demande pardon parce-que j’ai tout simplement reproduit ce que je ne voulais pas reproduire ». Tout était dit. Ma mère ne pouvait pas me donner ce qu’elle-même n’avait pas reçu. Nous nous sommes prises dans les bras l’une de l’autre (phénomène extrêmement rare entre nous) et des « pardon » et des « je t’aime » ont fusé de partout. Je rends grâce à Dieu encore pour ce renouveau avec ma mère. Tout n’est pas encore guéri mais depuis nous prions ensemble dès que nous le pouvons et vraiment ça fait du bien ☺


L’un de mes meilleurs moments de cette année 2018 a été ma session de bénévolat au Sanctuaire de Lourdes pendant 15 jours. J’avais ressenti le besoin de me donner entièrement à Dieu, de m’abandonner à lui, et lui consacrer véritablement mon temps, puisque de toutes les façons, je ne travaillais pas. Là-bas, je fis de belles rencontres. Je pus ressentir une proximité inexplicable avec Dieu. En même temps je me sentais dorlotée par Maman Marie. On m’avait mise la première semaine au service accueil/information des pèlerins, puis la deuxième semaine j’étais au service des piscines, à prendre soin des malades, à prier pour eux, à aider les pèlerins biens portants ou malades à se baigner dans les piscines de Lourdes. J’étais heureuse d’enfiler mon tablier bleu tous les jours pour être au service de Dieu. Quelle expérience ! Un lieu remplit de la présence de Dieu et de la Vierge Marie, elle qui fut à l’origine de ma rencontre avec Dieu (prochain témoignage ? on verra bien).


Ensuite, j’entrepris de me réinstaller dans la ville de Bordeaux. Cette ville où durant mes études, j’avais basculé dans la débauche la plus totale. Ce fut comme une renaissance, comme si Dieu m’accordait cette chance de retourner dans cette ville que j’aime tout particulièrement, et de faire les choses mais en mieux cette fois-ci. Non seulement je me rendis à Vie et Partage Bordeaux (où je n’étais jamais allée malgré l’invitation que j’avais reçue de Dieu, par le biais d’une jeune étudiante, dès mon arrivée en 2010 à Bordeaux). Je fis là aussi de belles rencontres mais je retrouvai aussi des amis très chers à mes yeux. Je découvris l’Adoration Perpétuelle à l’Eglise du Sacré-Cœur. Pendant mon court séjour de 9 mois à Bordeaux, je fus une adoratrice du Saint-Sacrement de Jésus. Tous les mercredis à 1h du matin, c’était mon tour de veiller sur Jésus pendant 1h à la chapelle, ensuite je passais le relais à quelqu’un d’autre. J’allais à la messe tous les jours. J’ai pu consacrer tout mon temps à Dieu : lecture de sa Parole, lecture d’ouvrages sanctifiants, apprentissage de la guitare pour le louer, chapelet quotidien et j’en passe.


Qu’est-ce qu’on en fait des choses pour Dieu quand on ne travaille pas et quand on est célibataire… « De même la femme sans mari, comme la jeune fille, a souci des affaires du Seigneur, elle cherche à être sainte de corps et d’esprit. Celle qui s’est mariée a soucis des affaires du monde, des moyens de plaire à son mari » (1 Corinthiens 7, 34). Alors non pas que la femme mariée n’a plus de temps pour Dieu, mais en plus des affaires du Seigneur, elle a d’autres affaires qui s’ajoutent puisqu’elle a désormais un foyer à gérer… Enfin c’est comme cela que je comprends les choses. En tout cas, cette Parole m’a encouragée à me donner à fond pour le Seigneur, ne connaissant pas ses desseins pour moi.


Pour finir, un jour, une amie vint prendre de mes nouvelles et ce jour-là j’étais particulièrement heureuse et joyeuse, elle me dit « Tu as un copain ? », je lui répondis que non. Elle me dit alors : « Ah tu as trouvé du travail ? ». Je lui répondis « Non plus ». Elle me dit « Mais qu’est-ce qui te rend heureuse comme ça alors ? ». Et ce jour – là, je réalisai qu’en fait je n’avais rien ; du moins au sens du monde : pas de travail, pas de chéri. Mais j’avais tout…en Jésus. Je n’avais que Dieu dans ma vie et j’étais heureuse… Ce fut la réponse que je donnai à mon amie. Aujourd’hui encore Il me comble de son Amour et ma prière est la suivante : que rien ne me sépare de l’Amour du Christ (Romain 8, 35).


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