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"Seigneur, montre – moi mon péché !"

Hello ! Comme promis, je vous écris la suite de mon premier témoignage


Je m’étais arrêtée à ce moment où, Dieu s’était adressé à moi de façon particulière et marquante, me disant « Laurine, tu n’es rien sans moi ». Dans ce cœur à cœur, je lui demandai de changer ma vie et de ne pas me laisser repartir comme j’étais arrivée.

Aussi, avant de partir de la montagne, je lui fis une autre demande : « Seigneur, montre-moi mon péché ! ». Alors, je ne peux que sourire et rire au moment où j’écris ceci, car je ne savais pas encore quelle aurait été la portée de cette demande. « Demandez et l’on vous donnera » nous dit l’Écriture en Mathieu 7,7 et c'est ce que Dieu a fait : Il m’exauça aussitôt. Ainsi, alors que je descendais, des flashbacks (visions rapides) de mon passé me traversèrent l’esprit, comme dans un film.

Le premier flash que j’ai eu a été celui du moment où je suis tombée dans le péché d'orgueil. En effet, Dieu m’a montré très précisément, ce jour où, après avoir obtenu mon baccalauréat, j’avais été confrontée au mépris de deux anciennes amies qui m’avaient dit (en créole) : « Madame a obtenu son bac mention Très Bien, ses pieds ne vont plus toucher le sol ». Cela m’avait très profondément blessée car je ne comprenais pas pourquoi j’avais droit à une remarque aussi acerbe. J’entrepris donc tout bêtement de sortir de ma discrétion et d’afficher ma réussite : monôme en grande pompe, dans un grand complexe de soirées avec salle privatisée, et j’en passe. Voilà comment, de façon puérile et stupide, j’avais basculé dans le péché de l’orgueil, or Dieu n’aime pas l’orgueil (Proverbes 6,16-19). « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé » (Mathieu 22, 12)

Puis je vis également en flashbacks toutes ces soirées auxquelles je me rendais, mes moments de débauches, d’excès d’alcool, de jurons, etc, les différentes relations que j’avais eues et la fornication (relations sexuelles hors mariage), le carnaval de Bordeaux que je vivais à fond en plein Carême, et bien d’autres sujets... La liste de mes péchés était longue. Je notais le tout (mentalement) dans le but de courir à la confession, car il me fallait déposer tout cela aux pieds de Jésus. Plus je voyais mon péché, plus je me sentais honteuse, laide, affreuse. Il fallait absolument que je demande pardon à Dieu d’avoir été à côté de la plaque pendant toutes ces années et que je reçoive son pardon. C'est ce que je fis aussitôt, car, à Medjugorje, il est possible de se confesser à tout moment. D’ailleurs les confessionnaux y sont appelés les « salons de beauté ».

Durant ce même pèlerinage, un membre du groupe avec lequel j’étais venue, m’a demandé si je voulais que l'on prie pour moi, ce que j’acceptai. Durant la prière, il y eu une parole de connaissance (1 Corinthiens chapitres 12-13-14). C’est-à-dire qu’un des membres du groupe qui priait pour moi, reçu du Saint-Esprit une parole très précise sur ma vie, sans me connaître : « Tu as une grande colère en toi envers cet homme qui t’a fait du mal quand tu étais petite. Il va falloir lui pardonner, mais aussi lui demander pardon pour cette haine qui te ronge depuis tant d’années ». Alors là, j’explosai ! J’explosais en sanglots et de colère !!! Je voulais partir et envoyer tout le monde balader.

Celle qui avait reçu cette parole ne comprenait ma réaction et ne savait même pas ce que cela signifiait. Elle me demanda de bien vouloir expliquer et je lui répondis en hurlant : « C’est lui qui m’a fait du mal !!!! C’est lui qui m’a fait des attouchements sexuels ! Et moi je dois lui pardonner !? Mais vous êtes fous !!! JAMAIS ! Et en plus comme j’ai de la colère c’est à moi de lui demander pardon pour ma colère !? Mais vous êtes fous ! » (Seigneur pardonne-moi encore d’avoir traité de fous, ceux qui m’ont accompagnée dans la prière, sur le chemin du pardon et de la guérison intérieure).

Dieu, dans sa bienveillance, envoya un des membres du groupe me révéler que la haine éprouvée envers cet homme me rongeait et me détruisait depuis toutes ces années.

Il a reconnu que la colère que je ressentais était compréhensible parce-que ce que j’avais subi, n'étais pas normal : petite, j’avais été agressée sexuellement à l’âge de 7-8 ans, et vingt ans après, j'étais devenue une jeune femme détruite, brisée intérieurement. En fait, je n’avais pas conscience que cela m’avait autant rongée, mais c’est comme si Dieu m’éclairait sur la raison de ce mal-être profond que je ressentais et que je n’arrivais pas à expliquer. En effet, j’avais enfoui cela tellement profondément que j’avais l’impression que ça n’avait plus d’impact sur moi mais, j’avais tort.

Il était temps de laisser le Seigneur me reconstruire. Je compris que la guérison de mon corps abusé, de mon âme désabusée, de mon passé, passerait notamment par le pardon que j’allais accorder à cet homme et à sa femme témoin des faits.

Mais j’en étais incapable. Ce n’était humainement pas possible. C’était au-dessus de mes forces. Une autre jeune du groupe s’engagea donc à prier pour moi jusqu’à ce que je reçoive de Dieu la grâce de vouloir pardonner et de pardonner véritablement.

Cette histoire de pardon m’agaçait, mais je fis tout de même cette prière à Dieu en lui écrivant une lettre : « Seigneur je ne veux pas ! Je n’ai pas envie de pardonner. Ça fait trop mal. Mais je sais qu’il le faut. Donc si tu veux bien, donne-moi l’envie de pardonner, s’il te plaît. »

Quatre mois se sont écoulés après ce pèlerinage et je finis par écrire une lettre de pardon à mon agresseur. Mais cette lettre étant restée sans réponse, ni accusé de réception, je décidai d'aller rendre visite à cet homme. J’avais ce réel désir de lui pardonner ses actes, et de le libérer par la même car, selon la Parole : « Tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre, sera délié dans le ciel » (Mathieu 18, 18). Je lui demandai aussi pardon pour la haine que j’avais eu envers lui. Je lui parlai de Dieu qui avait changé ma vie, de comment Il m’avait guéri de mon passé, fais de moi une femme nouvelle… Je repartis vraiment légère. Ce jour-là j'ai eu la conviction que Dieu avait ouvert les écluses de son ciel sur ma vie et qu'à travers le pardon sincère accordé à cet homme, il m’avait guérie et libérée !

Pour autant, tant de choses ayant été détruites en moi à la suite de cette agression ; c'est avec du recul, qu'il me vint à l'esprit que le Seigneur, dans son Infinie Miséricorde, venait tout juste d'enclencher le processus de restauration et de guérison. Aussi, il m'est venu à cœur que, plus on chemine avec Dieu notre Papa d’Amour Miséricordieux, plus il nous montre les endroits où l’on a besoin d’être restauré, rétabli, et plus il nous renouvelle et nous guérit.

Je reviendrai une prochaine fois sur ce processus de guérison, car c’est toute une "batterie de moyens" que Dieu a déployée pour faire de moi une nouvelle créature :

« Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle » (2ème épître aux Corinthiens, chap 5, verset 17).

Rendez-vous au prochain article !

(En attendant petite suggestion de film : Le Cœur de l’Homme par Saje Production ou Le Chemin du Pardon ) :)


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